En 1737, la renonciation du duc François III à son duché en donnait la possession à Stanislas Leszczynski, beau-père de Louis XV et à la mort duquel, la Lorraine était promise à être rattachée à la France.
Par la convention secrète de Meudon (1736), la France s'était réservé le droit de rebâtir les places fortes abandonnées plus tôt, dont Bitche. Le comte de Bombelles, gouverneur militaire de Bitche, reçut l'ordre de reconstruire la Citadelle.
Le tracé de Vauban fut alors respecté et modernisé par l'ingénieur militaire Cormontaigne. Les travaux, débutés en 1741, durèrent jusqu'en 1754.
Les pages les plus glorieuses de l'histoire de la forteresse sont celles de la guerre franco-allemande de 1870-1871. Assiégée pendant 230 jours, la Citadelle, sous les ordres du Commandant Teyssier, résista aux assauts d'une armée de 7000 Bavarois et à trois bombardements meurtriers. Alors l'armistice du 18 janvier 1871, Teyssier, qui n'avait aucun ordre officiel d'évacuation, maintint une défense sans relâche jusqu'au 27 mars 1871. La Moselle étant devenue allemande à partir de 1871, une garnison prussienne prit possession de la place jusqu'en 1918, date du retour à la France.
Perdant peu à peu son intérêt militaire face à l'évolution de l'artillerie
, la Citadelle fit l'objet de quelques réaménagements à la fin du XIXème, visant notamment au blindage des superstructures. Durant la Première Guerre Mondiale
, elle n'eut pas à souffrir des hostilités. La Seconde Guerre Mondiale
et les bombardements des Alliés de 1944-1945 sonnèrent pourtant définitivement la fin de l'exploitation militaire de la forteresse
.
Gravement endommagée, il ne fut plus jamais question de sa réhabilitation en tant que caserne après 1945.
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